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Qu’attendons-nous de nos élus ?

Nous pensons que des conseillers engagés, décidés à œuvrer pour le bien-vivre de leurs administrés sont personnes honnêtes, sincères, ouvertes au débat, à l’écoute des préoccupations uns et des autres.

Dès l’entrée dans la campagne électorale, nous espérons trouver un écho de notre regard sur le vivre ensemble dans une ville aux multiples facettes.

Si nous sommes parents, nous souhaitons des écoles, collèges, structures sportives où nos jeunes s’épanouiront et la jeunesse une priorité.

Citoyens, quel que soit notre âge ou notre statut professionnel, nous désirons trouver, services, transports, qualité de vie, culture …

Travailleur, nous souhaitons vivre et travailler sereinement. Qu’en est-il du bilan de l’équipe Kollibay ?

- La poste ?

- Les établissements de santé du Plateau d’Assy ?

- Préservation des espaces agricoles ? Naturels ?

- Bien être et qualité de vie à Passy ?

- Ecoute et débat lors des conseils municipaux ? Prise en compte des propositions des élus d’opposition ? Que nous proposent les candidats en lice ?

- Les uns, soi-disant sans étiquette, nous soumettent des projets touristiques, une belle image pour Passy : une image …

- Les autres, soi-disant désireux d’unir bons sens et pragmatisme, se drapent dans un orgueil qui ne présage pas d’une écoute et d’une ouverture à la diversité ou au réel débat …

- D’autres encore se disent vraiment à gauche …

Où est le bon sens ?

Lors des élections précédentes, la liste de Michel Duby proposait « du bon sens pour Passy » et de nombreux axes de réflexion humains, sociaux, environnementaux : son honnêteté et sa rigueur, son engagement reconnu depuis 30 ans et son respect du débat ont fait fuir les « sans-étiquettes », les « centre-droits teintés de rose » et les « vraiment à gauche ». Désormais, où trouverons-nous le bon sens ?

Le retrait d’un militant reconnu, engagé, honnête et courageux manquera cruellement ..

Vous nous manquerez M. Duby.

Georgette

Vous trouverez sur ce site :

- Notre dernier journal Passy Citoyen n°8 ainsi que les anciens

- Des rubriques, des articles sur Passy, mais aussi des pages France et Europe.

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Voilà un bien mauvais début de campagne pour la liste s’intitulant Réussir pour Passy conduite par Raphaël Castéra.

Dans la présentation de sa liste, Raphaël Castéra affirme avoir le soutien de l’Association Citoyenne de Passy. C’est un réel faux-pas de campagne. Rappelons que cette association n’a rien à voir avec cette équipe en constitution.

L’Association Citoyenne de Passy est présidée par Michel Duby depuis 2011 et il en est, à ce titre, le responsable légal. Celui-ci, après avoir rencontré Raphaël Castéra, a dénoncé des pratiques politiciennes d’un autre temps, éloignées de la démarche citoyenne qu’il porte à Passy depuis de longues années. Il a refusé avec l’ensemble des membres de l’ACP concernés de poursuivre avec cette équipe conduite par Raphaël Castéra et de se ranger derrière lui.

Toute tentative de récupération par des individus isolés qui voudraient se servir soudainement du nom de l’Association Citoyenne de Passy pour satisfaire des ambitions personnelles sera dénoncée. Jean Fontaine et Annette Bordon qui se réclament de l’Association Citoyenne de Passy n’ont reçu aucune délégation de celle-ci et ne peuvent prétendre la personnaliser. En se plaçant derrière le responsable de la liste Réussir à Passy, ils ne représentent qu’eux-mêmes.

La population sera ainsi informée de ces manœuvres discutables ainsi que les instances garantes du bon déroulement des élections.

Vote du budget principal

Après la présentation technique des chiffres contenus dans les budgets par l’adjoint aux finances, Michel Duby, Responsable de la liste Du bon sens pour Passy a repris quelques points sur lesquels il était intervenu par ailleurs.

Il a souligné que pendant ce mandat, la commission finances avait été désertée par la plupart de ses membres. Il a proposé de revenir à de nécessaires formations pour les élus, notamment en début du prochain mandat comme il l’avait proposé lorsqu’il était adjoint aux finances de 1995 à 2001.

Il s’inquiète de la stagnation, voire de la baisse des dépenses du chapitre consacré aux charges de personnel (7 594 162 euros en 2014, 7 293 279 euros en 2019). Il établit un lien avec la démotivation des agents qui se sentent peu reconnus.

L’appel fait à des sociétés extérieures pour l’entretien courant (locaux municipaux comme le Foyer des Jeunes et d’Education populaire) est également dénoncé. Le même travail réalisé par les agents municipaux consciencieux en mairie est beaucoup plus efficace. Il en est de même pour l’entretien des espaces verts.

Il exprimait ensuite des regrets : le maire n’a pas su prendre en compte la moindre proposition de l’opposition au cours de ce mandat pas plus qu’il n’a su écouter les membres de sa majorité. L’expression d’avis différents, s’ils sont intégrés à une décision ou à une délibération présentée par la majorité ne peut qu’enrichir le débat. Pourquoi craindre autant les propositions d’un autre élu ?

Il constate publiquement que c’est une approche évidente et qui est pourtant loin de faire l’unanimité, pour la majorité Kollibay comme pour l’opposition. (*)

C’est donc par l’expression de regrets que Michel Duby concluait cette première intervention.

*Cette remarque au sujet de l’opposition concerne les prochaines élections municipales :

Portée par des valeurs citoyennes, de tolérance et de respect de l’autre, Michel Duby a affirmé sa volonté de rassembler en vue des élections municipales de mars 2020 les trois groupes d’opposition.

Celle-ci a été immédiatement mise à mal en 2019 par le refus du groupe Passy 1 avenir (Parti socialiste/ Castéra-Rebet) de travailler avec la liste Passy à gauche (Nardi-Brianceau). Où est l’intérêt de la population face à ces positionnements politiques et à ses querelles partisanes ? Où est l’espoir d’un changement à Passy ?

Sitôt réussie l’exclusion du groupe Passy à gauche, Raphaël Castéra a été désigné tête de liste par un petit comité. Il a ensuite refusé de clarifier le rôle de chacune des deux équipes restantes dans un fonctionnement futur. Pour asseoir son autorité, il a choisi lui-même deux membres de l’Association citoyenne de Passy plus dociles parmi lesquels l’élue au côté de Michel Duby pendant ce mandat, Annette Bordon. Celle-ci a accepté l’exclusion de fait de Michel Duby, chef de fil de la liste Du bon sens pour Passy et de le remplacer. C’est pourtant lui qui lui avait permis d’être élue en 2014.

L’argument maladroit utilisé par Raphaël Castéra pour justifier l’éviction de Michel Duby et son remplacement était le rajeunissement de la liste en constitution. Sans être désobligeant, l’argument ne tient pas face à la réalité de l’âge.

Face à ces manipulations peu glorieuses, Michel Duby s’est retiré alors de ce groupe début janvier.

Subvention 2020 au Foyer des Jeunes et d’Education Populaire (FJEP)

La subvention au FJEP de 172 360 euros a été votée à l’unanimité. En tant que président du FJEP, Michel Duby a souhaité rappeler l’importance de cette association dans la commune et a regretté que les élus ne soient pas davantage présents dans les manifestations publiques organisées par cette structure d’éducation populaire, sans doute par manque d’intérêt.

En étant au service de tous les Passerands, le FJEP intervient pourtant aussi bien sur le plan éducatif, social que culturel.

Le secteur enfance, jeunesse et famille permet de développer l’accueil des enfants et des adolescents de Passy. De nombreux Passerands s’y retrouvent pour le plaisir de l’échange, l’apprentissage de langues étrangères, de la langue française, la pratique d’activités physiques douces ou la découverte d’activités artistiques …

Michel Duby a souhaité évoquer l’évolution du foyer et sa volonté d’en faire un espace de vie sociale reconnu par la CAF.

Le maire l’a alors interrompu en lui disant que ce n’était pas le sujet du jour, qu’il fallait se contenter de voter la délibération.

Remarque :

Aucun intérêt pour cette association pourtant essentielle dans le paysage passerand, aucune reconnaissance pour le service rendu et apprécié par la population.

Il est étonnant qu’aucun des responsables des groupes d’opposition du conseil ne soit intervenu pour en savoir un peu plus sur ce projet social prometteur pour la population de Passy.

Alors que 1300 adhérents fréquentent le FJEP, les élus au conseil municipal ne semblent pas du tout intéressés par les assemblées générales du foyer qu’ils désertent, … sauf la veille des élections. Gageons que les futurs candidats viendront sur le parcours du carnaval organisé par le foyer à Chedde puisqu’il se tiendra la veille des prochaines élections municipales, le samedi 14 Mars.

Rappelons que le FJEP est porté par un conseil d’administration composé de bénévoles qui participent à la réflexion collective afin de définir des axes d’actions prioritaires pour aller au plus près des besoins de la population.

Les lecteurs qui s’intéressent à la vie municipale savent que l’Association Citoyenne de Passy représentés par les conseillers municipaux du groupe Du bon sens pour Passy est impliquée dans la défense de l’environnement montagnard si fragilisé. Alors que les élus niaient les problèmes de pollution de l’air et la destruction de la montagne touchée par les périodes de chaleur excessive, nous avons été parmi les premiers lanceurs d’alerte.

Une des causes de la pollution aux particules fines a été identifiée : le chauffage au bois. Le PPA a permis le renouvellement des systèmes individuels de chauffage mais pour quelle efficacité ? En moyenne, les courbes de polluants seraient en baisse. De nombreux habitants ont trouvé des solutions pour ne plus utiliser le bois or ce phénomène n’est pas considéré dans les analyses actuelles.

Et pourtant, le 13 juillet, le journal local publiait un article alarmant : « La pollution à l’ozone gagne du terrain pendant l’été ».

Pas de chauffage au bois dans cette période caniculaire ! L’origine des multiples pollutions de la vallée est donc plus complexe. L’ozone naît d’une réaction chimique entre les oxydes d’azote (qui proviennent des véhicules) et les composés organiques volatiles (qui sont d’origine industrielle).

Depuis des années, nous proposons la mise en place d’un vrai service de transport collectif géré par la communauté de communes.

Nous n’avons pas été entendus …

Conseil du 25 juillet : travaux de séparation eaux usées / eaux de pluie, avenue de Chamonix. Ce réseau qui rejoint la station d’épuration amène de l’eau de l’Abbaye/Saint Gervais devrait être pris en charge par le syndicat.

Nous n’avons pas été entendus.

Nous rappelons alors que 160 000 m3 de méthane sont produits par les boues de la station. De ce volume, 100 000 m3 sont brûlés par une torchère.

Nous proposons que ce méthane qui participe au réchauffement climatique soit récupéré et vendu comme le suggère l’exploitant ; dans le contexte actuel, ce serait une mesure de bons sens. Nous n’avons pas été entendus…

Travaux d’assainissement du chalet du Lac Vert

Au-delà des travaux d’assainissement, nous proposons la rénovation énergétique de cette structure communale. Cette mesure serait cohérente avec le plan de rénovation des bâtiments communaux.

Nous n’avons pas été entendus …

Travaux sur le réseau d’eau et d’assainissement Avenue de la Plaine

La commune envisage le renouvellement d’une canalisation d’eau potable pour 188 000 euros parallèlement aux travaux de séparation eaux usées / eaux de pluie dont le coût global est évalué à 1 905 400 euros, Avenue de la Plaine, depuis l’Avenue de Chamonix jusqu’au rond-point de l’aérodrome : ce réseau qui rejoint la station d’épuration amène de l’eau de l’Abbaye/Saint Gervais et pourrait être pris en charge par le syndicat. C’est du moins ce qu’expliquait Michel Duby qui demandait au maire et à ses adjoints s’ils connaissaient la limite des collecteurs du Syndicat Intercommunal de la Station d’Epuration. Cette partie du réseau pourrait être considérée comme faisant partie des collecteurs gérés par le syndicat. Aucune réponse à cette question de bon sens : le maire n’était toujours pas au courant. Absence de curiosité ? Mauvaise compréhension des enjeux financiers publics ? L ’intérêt des Passerands est actuellement mal défendu. Ces travaux colossaux de mise aux normes seront financés par les seuls Passerands. Michel Duby, comme il l’avait déjà fait à un conseil municipal précédent rappelait que 160 000 m3 de méthane sont produits en raison de la cogénération des boues de la station d’épuration. De ce volume, 100 000 m3 sont inutilisés et brûlés par une torchère. Ce constat est ridicule. L’élimination du méthane de cette manière participe au réchauffement climatique. Il doit être récupéré et vendu comme le suggère l’exploitant ; dans le contexte actuel, ce serait une mesure de bons sens. Malgré les explications apportées, le maire proposait au vote la délibération sans aucune prise en compte des propositions de l’élu, Michel Duby. Le méthane continuera donc de brûler à la station d’épuration au bout d’une torchère. Aucun intérêt du maire et de ses adjoints pour cette suggestion. Nous n’avons pas été entendus… Le Maire est-il au courant des problèmes de dégradation de l’environnement à Passy ? Nous pouvons nous interroger. La communication à la Communauté de Communes du Pays du Mont Blanc s’organise à quelques mois des élections municipales. « Un Plan climat « d’action, complet et réaliste » pour aller vers la transition énergétique était annoncé dans le Dauphiné du 1er Août 2019. La proposition de Michel Duby pouvait parfaitement intégrer ce plan.

Travaux d’assainissement du chalet du Lac Vert

La commune de Passy, propriétaire du restaurant du Lac Vert organise le programme d’entretien du bâtiment. Un avenant au bail pour définir un programme d’entretien de l’installation d’assainissement avec le locataire est proposé au conseil. Suite à la lecture de la délibération par l’adjoint, Gérard Delemontex, Michel Duby s’étonnait que cette prise en charge n’ait pas été envisagée dès la signature du bail emphytéotique qui est relativement récente. Il s’étonnait que cette délibération n’intègre pas la rénovation énergétique des bâtiments publics de la Communauté de Communes des Pays du Mt Blanc, plan accepté et voté par l’ensemble du conseil municipal et qui permet de traiter l’ensemble des groupes scolaires. Il demandait plus précisément d’établir un état des travaux complémentaires sur le plan de l’isolation et la réduction de consommation énergétique afin d’assurer l’ouverture du chalet à l’année. Aune prise en compte de cette proposition, comme si le maire et ses adjoints n’établissait pas le lien avec le Plan Climat dont ils vantent le mérite dans les revues municipales et la presse locale.

Etat d’assiette des coupes de bois 2010

Le conseil municipal doit approuver la proposition de l’Office National des Forêts relative au programme des coupes de bois. Celle-ci s’élèverait à 1800 m3. Michel Duby interrogeait le conseil sur la période d’évaluation de ces coupes, les conditions climatiques ayant depuis complètement bousculé les forêts qui ont vu au mois de juin et juillet 2019 des milliers d’arbres arrachés un peu partout en Haute-Savoie. Cette délibération qui ne prend pas en compte les derniers éléments climatiques s’avérera sans doute inutile.

Motion pour le maintien des emplois dans le secteur public

Le conseil municipal de Passy dénonce la perte d’un poste sur le pôle médico-social de Passy-St Gervais. De ce fait, le service rendu à la population de Passy, de Chedde et de Marlioz sera moindre. Le Conseil Départemental représenté dans le canton par Jean-Marc Peillex semble ne pas connaître les problèmes de la commune, des quartiers. Dans un département riche, le social serait-il oublié ? S’il approuve cette motion, Michel Duby rappelait que les attaques du service public sont une constante, que ce soit dans la commune ou au plus haut niveau de l’Etat. Les choix de nos gouvernements pèsent sur les plus démunis : nous avons constaté sous ce mandat les menaces et la fermeture de bureaux de poste sur la commune, celui du Plateau qui est désormais à la charge du contribuable passerand, le manque de moyens dans l’Education Nationale ou l’absence de transports publics bradés au privé, la désorganisation des services hospitaliers … Quant au niveau communal, le manque de considération des élus de la majorité vis-à-vis des employés communaux ne participe pas à la reconnaissance du service public local. Nous pourrions ainsi poursuivre, tant le recul des services publics est grand, tant il pourrait être amélioré.

Ce projet est-il vraiment prioritaire ?

Lors du Conseil Municipal de juin, nous, les groupes Passy 1 Avenir et Du bon sens pour Passy, avons fait part de nos interrogations, surtout au regard du maigre dossier d’étude technique présenté. Si améliorer le passage existant du torrent peut s’entendre (pourquoi déjà ne pas rétablir la passerelle en bois comme auparavant ?), le coût pose question.

Sur le fond, nous avions dans un premier temps dénoncé le fait d’envisager un tel aménagement en limite de zone rouge du Plan de Prévention des Risques Naturels (voir les documents du P.P.R.N 2013). En 1983, l’ancienne route du Lac Vert avait été emportée par le Nant Bordon en raison des travaux pour assécher le Lac Gris à Plaine-Joux, à proximité du départ des téléskis du Tour et de Barmus. Or, le réseau hydraulique et l’écoulement du Nant Bordon avaient été modifiés en profondeur, conduisant à la crue et au glissement du terrain. Depuis cette date, les rives du Nant Bordon au niveau de l’ancienne route, ne cessent de se creuser et chaque orage ou fonte printanière, accentuent l’érosion. Il suffit de voir les fissures dans la partie amont de la route, pour constater que le terrain continue de bouger.

Nos deux groupes avaient dénoncé un investissement sous-évalué. D’abord annoncé à 580 000 €, il serait désormais de 689 000 €. Or, les aménagements comme la coupe forestière nécessaire et la réfection des accès amonts et avals ne sont pas chiffrés. C’est pour cette raison que nous évaluons la facture finale aux alentours du million d’euros.

Au Conseil Municipal de septembre, le Maire a indiqué que la passerelle sera accompagnée de deux nouveaux parkings au niveau de la Porte d’Eau (totems) et du Lac Vert… Une preuve que la majorité Kollibay vit encore dans les années 80 où tout était organisé autour de la voiture (il faudrait au contraire mieux réguler la circulation au niveau du Lac Vert pour valoriser le caractère naturel du lieu). Enfin, même si des subventions sont attendues, Passy va une nouvelle fois investir dans un équipement qui ne générera aucune recette directe pour la collectivité. Un investissement dans le vide…

Sur la forme, le Maire se renie une nouvelle fois.

Nous l’avions interpellé au mois de juin. Il avait alors certifié que cette demande de subvention n’exonérait pas le conseil municipal d’un débat sur la réalisation de cette passerelle himalayenne. Ce dossier a également suscité le mécontentement de plusieurs élus de sa majorité. Au Conseil Municipal de septembre, Patrick Kollibay affirmait qu’il n’était plus question de débat sur ce sujet, révélant une pratique autoritaire bien éloignée de la réflexion collective qui doit prévaloir dans une collectivité territoriale. Curieusement, il manquait 8 élus de son groupe ce soir-là…

Les sommes engagées ne seraient-elles pas plus utiles à un aménagement pour les jeunes au Plateau d’Assy ou à Marlioz, ou encore à la réfection du terrain de foot synthétique avec la pose d’un vrai revêtement pour la piste d’athlétisme par exemple ? Ce ne sont pas les besoins qui manquent à Passy.

Après des négociations délicates qui avaient été conduites par Michel Duby de 1997 à 2000 sous le mandat de Perrin, cette propriété qui appartenait alors à la SNCF avait été acquise pour un million d’euros.

Il s’agissait en 2000 d’une très bonne affaire : la volonté était de réaliser un projet structurant destiné à l’ensemble de la population comprenant une école en remplacement de celle du chef-lieu qui avait dû être évacuée en raison d’un glissement de terrain. Cette école comprenait huit classes, un restaurant scolaire et une cuisine centrale qui aurait fourni des repas traditionnels préparés sur place aux différentes écoles de la commune mais aussi une bibliothèque, des aires sportives et des aires de jeux ouvertes au public dans un cadre aéré.

Il restait autour de l’école de la place pour la réalisation de services d’intérêt général. Un lieu d’accueil pour les personnes âgées avait été alors envisagé dans l’espace restant.

La municipalité Tissot a mis fin à ce projet et le bâtiment La Ravoire qui devait être rénové a été abandonné. Il s’est dégradé au fil du temps et a été détruit par la municipalité actuelle en 2017.

Un beau gâchis en termes d’aménagement.

Le maire Parick Kollibay a décidé de vendre la propriété. Les intentions de la municipalité ont-elles été auparavant définies ? N’aurait-il pas fallu avant toute décision travailler ce dossier avec l’ensemble du conseil municipal ? Un preneur a finalement été trouvé pour 2 250 000 euros. Il s’agit de Bouygues Immobilier.

Deux critères ont été fixés pour l’attribution : le prix d’achat du tenant et la nature du projet immobilier. La réalisation de 130 logements pour 11 000 m2 de surface de plancher a été retenue.

L’acte de vente précise qu’il s’agit de 11 000 m2 minimum ce qui laisse entendre que le projet pourrait être bien plus important. Alain Roger membre de l’opposition soulignait les incohérences de l’acte de vente et les parties floues qui laissent une grande liberté à Bouygues de faire ce qu’il veut.

Michel Duby s’interrogeait sur l’intérêt d’un tel aménagement en ce lieu. La construction de 130 logements entraîne en effet un apport important de population, des flux de véhicules incessants sur des routes étroites déjà saturées, l’apport de nouveaux élèves à l’école du chef-lieu incapable de les accueillir.

La municipalité a-t-elle bien conscience des conséquences d’un tel projet et de la dégradation de la qualité de vie pour la population actuelle de ce secteur ? L’absence de concertation suite à l’annonce de ce projet immobilier est consternante et a fait déjà réagir vivement quelques voisins.

Les questions posées par le public en début de conseil du 29 novembre allaient dans ce sens. Nous nous interrogeons sur ce refus de faire vivre la démocratie et un manque de méthode avéré : pourquoi sortir du chapeau un tel lotissement sans aucune réflexion collective préalable ?

Les élus du conseil, de la majorité comme de l’opposition, auraient pu alerter sur les inconvénients et les risques de ce projet et faire des propositions constructives.

Grâce à un cahier des charges réfléchi collectivement, l’intérêt général des Passerands face à une opération qui a toute l’apparence d’une opération financière pour un groupe habitué à des affaires juteuses aurait été davantage préservé.

Ce projet est-il vraiment prioritaire ?

Lors du Conseil Municipal de juin, nous, les groupes Passy 1 Avenir et Du bon sens pour Passy, avons fait part de nos interrogations, surtout au regard du maigre dossier d’étude technique présenté. Si améliorer le passage existant du torrent peut s’entendre (pourquoi déjà ne pas rétablir la passerelle en bois comme auparavant), le coût pose question.

Sur le fond, nous avions dans un premier temps dénoncé le fait d’envisager un tel aménagement en limite de zone rouge du Plan de Prévention des Risques Naturels (voir les documents du P.P.R.N 2013). En 1983, l’ancienne route du Lac Vert avait été emportée par le Nant Bordon en raison des travaux pour assécher le Lac Gris à Plaine-Joux, à proximité du départ des téléskis du Tour et de Barmus. Or, le réseau hydraulique et l’écoulement du Nant Bordon avaient été modifiés en profondeur, conduisant à la crue et au glissement du terrain. Depuis cette date, les rives du Nant Bordon au niveau de l’ancienne route, ne cessent de se creuser et chaque orage ou fonte printanière, accentuent l’érosion. Il suffit de voir les fissures dans la partie amont de la route, pour constater que le terrain continue de bouger.

Effondrement de la route du Lac Vert

Nos deux groupes avaient dénoncé un investissement sous-évalué. D’abord annoncé à 580 000 €, il serait désormais de 689 000 €. Or, les aménagements comme la coupe forestière nécessaire et la réfection des accès amonts et avals ne sont pas chiffrés. C’est pour cette raison que nous évaluons la facture finale aux alentours du million d’euros.

Au Conseil Municipal de septembre, le Maire a indiqué que la passerelle sera accompagnée de deux nouveaux parkings au niveau de la Porte d’Eau (totems) et du Lac Vert… Une preuve que la majorité Kollibay vit encore dans les années 80 où tout était organisé autour de la voiture (il faudrait au contraire mieux réguler la circulation au niveau du Lac Vert pour valoriser le caractère naturel du lieu). Enfin, même si des subventions sont attendues, Passy va une nouvelle fois investir dans un équipement qui ne générera aucune recette directe pour la collectivité. Un investissement dans le vide…

Sur la forme, le Maire se renie une nouvelle fois.

Nous l’avions interpellé au mois de juin. Il avait alors certifié que cette demande de subvention n’exonérait pas le conseil municipal d’un débat sur la réalisation de cette passerelle himalayenne. Ce dossier a également suscité le mécontentement de plusieurs élus de sa majorité. Au Conseil Municipal de septembre, Patrick Kollibay affirmait qu’il n’était plus question de débat sur ce sujet, révélant une pratique autoritaire bien éloignée de la réflexion collective qui doit prévaloir dans une collectivité territoriale. Curieusement, il manquait 8 élus de son groupe ce soir là…

Les sommes engagées ne seraient-elles pas plus utiles à un aménagement pour les jeunes au Plateau d’Assy ou à Marlioz, ou encore à la réfection du terrain de foot synthétique avec la pose d’un vrai revêtement pour la piste d’athlétisme par exemple ? Ce ne sont pas les besoins qui manquent à Passy.

Ce projet avait été annoncé par la liste Kollibay et comme le maire a affirmé au cours de ce mandat que son programme électoral était de simples promesses ayant pour objet de se faire élire, nous pensions que cette idée farfelue avait été abandonnée.

Eh bien, non ! Au conseil du 22 février 2018, il a été demandé par la voix de l’élu André Payraud des subventions à la Région et au Département, fonds provenant également des contribuables. La municipalité actuelle ne trouve rien de mieux, alors que les moyens de la commune sont très limités de l’aveu même de la majorité, de vouloir réaliser une passerelle himalayenne … au-dessus des éboulis du Nant Bordon, … qui se traverse très facilement à pied. André Payraud, « le nageur de l’impossible » qui s’était laissé porter par le courant de ruisseaux glaciaires, du côté du Népal, a ramené l’idée de ponts himalayens suspendus au-dessus de quelques précipices.

Moyen de cheminer sans doute indispensable dans ce pays, … mais qu’en est-il à Passy ?

Le coût initial sous-évalué annoncé serait de 580 000 euros Hors Taxe, une bagatelle puisque le pont serait payé par le contribuable. Il dépasserait sans doute largement 1 million d’euros sans compter les coûts complémentaires d’accès au départ du chemin, la création de parkings.

Rappelons que les rues et les routes de la commune sont mal entretenues faute de moyens, que les besoins de la population, des associations sont bien réels !

Les élus de l’opposition ont souligné l’absence d’intérêt d’un tel projet et la fragilisation d’un espace naturel connu pour les risques d’érosion et de glissements dans ce secteur classé en zone rouge, potentiellement dangereux.

L’adjoint Drevon expliquait qu’une étude était jointe au dossier. Michel Duby s’étonnait que celle-ci soit résumée à 4 lignes que nous communiquons aux lecteurs afin que chacun se fasse un avis : « L’instabilité des versants permet d’implanter les appuis de la passerelle, moyennant des ouvrages de génie-civil dimensionnés en conséquence. Le contexte géologique génèrera un surcoût pour le génie civil et les ancrages à réaliser mais ne compromet pas la faisabilité de l’ouvrage et sa pérennité. » (page 19 du dossier)

Un peu léger non comme étude !